Pages Menu
TwitterRssFacebook
Categories Menu

Posted on Sep 16, 2012

Week-end dans la vallée du Vénéon

Week-end dans la vallée du Vénéon

Nous vous proposons dans cet article de découvrir une des rares vallées des Alpes françaises restée totalement à l’état brut, loin des vallées encombrées et recouvertes de pylônes de la Tarentaise, la vallée du Vénéon. Située peu après Bourg d’Oisans, dans les Hautes Alpes, à proximité des stations de ski de l’Oisans (à découvrir donc si vous avez une location aux Deux Alpes ou à l’Alpe d’Huez), la vallée s’ouvre d’abord sur le village magnifique de Venosc (léger détour par la route car le village est à l’aplomb de la vallée, à quelques lacets de la route principale), à l’architecture traditionnelle de l’Oisans, à savoir constitué de chalets de pierre surmontés de bois. Ce village en pente est un plaisir pour qui veut flâner, étant composé d’une multitude de magasins tenus par des artisans, qui vendent les produits de la région.

Venosc est aussi un lieu de villégiature prisé l’hiver, car donnant accès au domaine skiable des Deux-Alpes, permettant de loger dans un cadre privilégié en bénéficiant d’un accès rapide aux Deux-Alpes (qui ne bénéficie pas vraiment – doux euphémisme – d’une architecture traditionnelle).

 

Passé Venosc, vous entrez dans la Haute-Vallée du Vénéon, ou la montagne à l’état brut se dévoile. Au fond de la vallée coule le Vénéon, rivière issue des glaciers des sommets environnants, ce qui lui donne une couleur turquoise, l’eau étant chargée par des micro-débris de moraine, ces roches situées en contrebas des glaciers. En continuant sur la route, Saint-Christophe en Oisans, visage resté comme figé depuis un siècle et accroché sur le flanc de la montagne, est le point de départ de nombreuses randonnées dans la vallée.

Saint Christophe

Il est intéressant de s’y arrêter, le village disposant notamment d’un musée de l’alpinisme, et d’un café-restaurant-hôtel célèbre, La Cordée, tenue par une des descendantes du premier vainqueur de la Meije, Pierre Gaspard, au charme d’autrefois, qui a la particularité d’être un café littéraire au décor traditionnel où les alpinistes de retour d’une course en montagne aiment à se retrouver.

Meije

Passé Saint-Christophe en Oisans, la montagne se fait encore plus sauvage et belle, avec des cascades omniprésentes sur les flancs des montagnes et des fleurs de toutes les couleurs (voir notamment des champs de lupins en juillet très impressionnants) que l’on peut découvrir en été si on emprunte le fond de vallée en randonnée.

Lupins

La route, passé le hameau Prés-Clos, est fermée en hiver, en raison des nombreux couloirs d’avalanche présents dans la vallée. Plus on avance, plus l’univers de haute-montagne se dessine, avec les sommets enneigés et recouverts de glaciers des Ecrins nous faisant face avec notamment la Barre des Ecrins (4102m d’altitude, point culminant du massif des Ecrins).

 

Après avoir passé les hameaux de Champébran et Champhorent, on arrive ensuite au hameau de La Bérarde, une des mecques de l’alpinisme, du fait des sommets mythiques entourant le village, avec plus de quarante 3000 situés dans les alentours.

La Berarde

Le hameau prend une atmosphère particulière l’été vers 14h, avec les retours des cordées d’alpinistes.

 

Nous continuons notre route ensuite à pied dans le vallon des Etançons, sur la gauche du hameau de la Bérarde. C’est maintenant l’étage montagnard, avec une disparition des arbres et l’apparition d’une lande de montagne (et de myrtilles l’été !), le royaume du minéral, où la roche et la glace nous entourent.

Vallée Etancons

On entre peu après dans le Parc National des Ecrins (cueillette de fleurs, animaux et camping sauvage interdits). Après quelques heures de marche, apparaît en face de nous le sommet mythique de la Meije, magnifiquement éclairé par le soleil, du haut de ses 3982m. Malgré son altitude loin des géants des Alpes, la Meije fut, du fait de sa difficulté, le dernier sommet des Alpes à être vaincu par les alpinistes. On y accède depuis le refuge du Promontoire situé, comme son nom l’indique, sur un promontoire rocheux au pied du géant. Pour les randonneurs plus modestes, préférez dormir au refuge du Châtelleret, situé à 2232m et tenu, là encore, par une descendante de Pierre Gaspard. Il n’est pas rare de pouvoir y observer une marmotte au petit matin. L’été, pour le confort de tous, il existe deux dortoirs, l’un pour les alpinistes avec réveil à 4h, l’autre pour les randonneurs, avec réveil à 8h. Le repas du soir est servi avec le sourire et permet de discuter avec des alpinistes sur les sommets entrepris le lendemain matin.

 

Au petit matin, vous pouvez ensuite redescendre dans la vallée et profiter des innombrables randonnées que comprend la vallée, très variées et toutes superbes. A mille lieues des endroits surfréquentés de la Côte d’Azur, la vallée du Vénéon est un endroit vrai resté encore très sauvage, qu’il convient de découvrir, la meilleure saison étant pour les randonneurs les mois de juillet et août.

 

Post a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Comments links could be nofollow free.